La glycémie post-prandiale pas systématique, deux indications majeures…
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Selon ces auteurs1 , il n’ y a pas de preuve que la réduction de l’hyperglycémie post-prandiale freine spécifiquement le développement de complications micro et macrovasculaires : « Pour réduire le risque cardio-vasculaire, il y a beaucoup plus d’arguments pour diminuer l’hémoglobine glyquée ou prescrire une statine que pour prescrire un médicament hypoglycémiant qui agit sélectivement sur la glycémie post prandiale ». Chez les diabétiques de type 2, l’objectif idéal en particulier la prévention de la macroangiopathie est une hémoglobine glyquée inférieure à 6,5 % ; moins de 7 % est acceptable pour la prévention de la microangiopathie, ce qui revient à ramener la glycémie pré-prandiale au dessous de 1,20 g/L. La mesure de la glycémie post-prandiale garderait deux indications : au cours de la grossesse, puisque l’hyperglycémie post-prandiale aggrave le risque de macrosomie, ou en cas de discordance entre d’une part les glycémies à 8 heures et à 19 heures (au dessous de 1,20 g/L), d’autre part l’hémoglobine glyquée (au dessus de 7 %).
1 : Sachon C, Jacqueminet S, Hartemann-Heurtier A, Grimaldi A. Should diabetic patients be asked to test their blood glucose 90 to 120 minutes after the beginning of their meals ? Diabetes Metab, 2006 ; 32 : 377- 8 et dans La Revue de Medecine, 2007 ; 3 : 8.